[Seconde Guerre mondiale - Droit], BONNARD (Roger)
LE DROIT ET L’ÉTAT DANS LA DOCTRINE NATIONALE-SOCIALISTE, 2e éd. revue et augmentée
Lieu d’édition : Paris
Année d’édition : 1939
Editeur : L.G.D.J.
Description : in-8, br., non massicoté, très bon état hormis les dos légt insolé, [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 304 p.
Cet ouvrage de Bonnard laisse un sentiment assez désagréable à la lecture : le parti pris d’analyse objective des différentes théories juridiques pour en pénétrer la logique interne constitue une funeste anticipation du destin du positivisme juridique pendant la seconde Guerre mondiale. On notera toutefois les pages fondamentales sur la réfutation de l’inégalité des races dans des termes très symptomatiques des années 1930 : “On peut démontrer que cette inégalité (…) est une idée qui, logiquement, ne peut pas exister. Elle ne correpond à aucune réalité objective. Pour les races et leurs mélanges, on peut concevoir des différences, mais non des inégalités. La détermination de la supériorité d’une race dépend de certaines valeurs et d’une certaine appréciation de ces valeurs formulée dans un jugement de valeur. Or comme il n’y a pas un critérium unique et objectif des valeurs, chaque race tranchera la question de supériorité sur la base de sa propre conception des valeurs.…Quand deux races s’affirment ainsi supérieures il n’y a aucune raison de refuser cette supériorité à l’une et la reconnaître à l’autre. Leurs jugements sont également valables ; seulement ils sont contradictoires. Ainsi le principe de l’inégalité des races n’a aucune existence objective, car les prétendues supériorités procèdent d’appréciations purement subjectives qui, par conséquent, sont sans valeur puisqu’elle ne peuvent pas valoir les unes à l’égard des autres et se contredisent.
Cet ouvrage de Bonnard laisse un sentiment assez désagréable à la lecture : le parti pris d’analyse objective des différentes théories juridiques pour en pénétrer la logique interne constitue une funeste anticipation du destin du positivisme juridique pendant la seconde Guerre mondiale. On notera toutefois les pages fondamentales sur la réfutation de l’inégalité des races dans des termes très symptomatiques des années 1930 : “On peut démontrer que cette inégalité (…) est une idée qui, logiquement, ne peut pas exister. Elle ne correpond à aucune réalité objective. Pour les races et leurs mélanges, on peut concevoir des différences, mais non des inégalités. La détermination de la supériorité d’une race dépend de certaines valeurs et d’une certaine appréciation de ces valeurs formulée dans un jugement de valeur. Or comme il n’y a pas un critérium unique et objectif des valeurs, chaque race tranchera la question de supériorité sur la base de sa propre conception des valeurs.…Quand deux races s’affirment ainsi supérieures il n’y a aucune raison de refuser cette supériorité à l’une et la reconnaître à l’autre. Leurs jugements sont également valables ; seulement ils sont contradictoires. Ainsi le principe de l’inégalité des races n’a aucune existence objective, car les prétendues supériorités procèdent d’appréciations purement subjectives qui, par conséquent, sont sans valeur puisqu’elle ne peuvent pas valoir les unes à l’égard des autres et se contredisent.
Data sheet
- Lieu d’édition
- Paris
- Année d’édition
- 1939
- Date d’édition
- 1939-01-01
- Editeur
- L.G.D.J.
- Description
- in-8, br., non massicoté, très bon état hormis les dos légt insolé, [ce livre provient de la bibliothèque personnelle de Bernard Pacteau], 304 p.
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