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Détail
FACE AU NAZISME - ÉCRITS 1933-1938, ...

CAPITANT (René), FACE AU NAZISME - ÉCRITS 1933-1938, Textes réunis par Olivier Beaud, postface de Philippe Burrin, coll. de l’Université Robert Schuman, Institut de Recherches Carré de Malberg , Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg 2004, in-8, br., très bon état, 286 p.

Editeur : Presses Universitaires de Strasbourg (Strasbourg)

Année : 2004

« De René Capitant (1901-1970), on connaît l’homme politique, dès 1944 et dans l’après-guerre. La présente édition nous rappelle opportunément, soixante ans après l’attentat manqué contre Hitler, que ce juriste fut un des observateurs les plus avertis de l’Allemagne dans les années trente : Capitant n’eut pas besoin d’attendre l’invasion de la Tchécoslovaquie ou de la Pologne pour découvrir la véritable nature du régime nazi (ses écrits cessent d’ailleurs en 1938, après une sévère condamnation des « Munichois »), et il ne manqua pas d’en informer des contemporains malheureusement moins clairvoyants que lui. […] Agencées dans la présente édition en quatre sections thématiques (I. L’État ; II. L’idéologie en action ; III. L’organisation politique et sociale ; IV. La politique extérieure – Capitant en privilégie l’étude après 1936), les quatorze études de Capitant (elles se situent entre décembre 1934 et décembre 1938) ne taisent pas l’aversion de leur auteur pour le nazisme, mais ses jugements ne l’empêchent nullement de comprendre et de faire comprendre : le nazisme repose sur la dictature d’un parti (p. 54) ; il s’agit en même temps – écrit Capitant en 1935 –, du fait notamment de sa composante raciste, d’une dictature plébiscitaire, acceptée par le peuple allemand (p. 69 et 71 ; voir aussi, p. 114, la présentation très pertinente du concept de Volk, et, p. 145, son analyse des lois de Nuremberg, où “c’est, malgr toutes les théories contraires, la religion qui détermine la qualit légale de juif”). Si elles n’ont pu prévoir que les Juifs ne seraient, hélas, pas seulement victimes d’une “expulsion générale”, les analyses de Capitant se caractérisent néanmoins par une rare lucidit : “Gardons-nous de croire que la fièvre seule inspira jadis au prisonnier ses visions d’avenir et que seul le vertige de l’orgueil lui dicte aujourd’hui ses discours” (p. 133), écrivait-il dès octobre 1935. De même, en mai 1936 : “[Les lois de Nuremberg] montrent à quel point le IIIe Reich reste dominé par le fanatisme. L’Allemagne n’a certes renoncé ni à la précision de la technique, ni à la puissance de l’organisation. Mais Hitler les a mises au service de son idéologie. Notre plus grand péril serait de l’oublier.” (p. 150). Une importante préface d’Olivier Beaud (p. 6-45) replace les études de Capitant sur le nazisme dans le cadre plus large de ses écrits sur l’Allemagne, et les compare avec les travaux d’un autre juriste, Roger Bonnard. » (Matthieu Arnold, Revue d’histoire et de philosophie religieuses, n° 4/2005, p. 611 et s.)

Prix : 60 €
Réf. :49450
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